Le chant des paladins

Le chant des paladins

création et direction artistique: Silvia Malagugini
mise en scène: Caterina Mattea
chanteurs: Lisa Burg, Joelle Faye, Silvia Malagugini, Roberto Graiff, Alexan Harutyunyan, Jean-Luc Priano, Marcos Loureiro De Sa
danseuse et chorégraphe: Silvia Cimino
conteurs: Giampiero Alloisio, Flavio Esposito
musiciens: Pierre Rigopoulos, Vasken Solakian
arrangements musicux: Nicola Tescari
conseillère vocale: Elisabeth Demangeon
lumières: Alexandre Lebrun
costumes et accessoires: Odile Marti, Sophie Berçot
décors: Valentina La Rocca


 

Le propos général de cette création est de rapprocher, sur le thème des poèmes chevaleresques, la musique savante de la musique de tradition orale. En Italie, les grands classiques de la littérature chevaleresque, “l’Orlando Furioso” de Ludovico Ariosto et “La Gerusalemme Liberata” de Torquato Tasso, ont été mis en musique aussi bien par Monteverdi ( Il Combattimento di Tancredi e Clorinda) que par des chanteurs traditionnels. Ces derniers racontaient sur les places publiques, dans un style récitatif bien codifié, les gestes des chevaliers de Charlemagne. “L’Orlando Furioso”
et “La Gerusalemme Liberata” ont inspiré aussi “L’Opera dei Pupi”, surprenant théâtre populaire de marionnettes siciliennes.Le chant des Paladins s’apparente à un opèra populaire avec ses airs et ses récitatifs. Chants traditionnels d’amour aux mélismes variés et sophistiqués, “discanti” (véritables combats vocaux), plaintes funèbres, chants de charretiers et “cunti” (récitatifs rythmés à la manière des conteurs siciliens), constituent la matière musicale du spectacle. Le défi de Silvia Malagugini est de mélanger ce répertoire populaire à des musiques savantes (Monteverdi,Stradella), interprétées par des voix “naturelles”. La rencontre de ces deux mondes donne des résultats imprévisibles et fascinants.Le chant des Paladins s’inspire du poème chevaleresque italien, “L’Orlando Innamorato” de Matteo Maria Boiardo : à l’occasion de la trêve guerrière de la Pentecôte, Charlemagne prépare un grand tournoi auquel sont conviés les chevaliers les plus valeureux et les plus connus, qu’ils soient chrétiens ou paiens. Pendant le banquet de bienvenue, apparaît la belle Angelica, princesse de Chine, dont tous les hommes s’éprennent. Commencent alors les errances amoureuses et guerrières des Paladins, chevaliers de Charlemagne et des autres personnages: de l’Europe à la Chine, en passant par l’Afrique et l’Inde, c’est un véritable chassé-croisé au sein duquel amour, guerre et religion occupent, tour à tour ou ensemble, le devant de la scène. Les rôles circulent entre les chanteurs, qui interprètent, en monodie ou en polyphonie, différents personnages.Deux musiciens accompagnent l’ensemble du récit avec différents instruments ethniques (à cordes pincées, à vent, à percussion…)

 

Perchè se m’odiavi

Pietà signore

 Credit Photos 
Stéphanie Martin